La typographie allait devenir une solution à la demande de rapidité de communication et de partage de connaissances.
D'autres avantages seront vite associés à cette invention. Les premiers bénéficaires seront les savants et les universités, mais nombreux sont les demandeurs: légistes, marchands, bourgeois...

   L'histoire du papier vit le jour en l'an 100 après Jésus-Christ, les premières retombées sur le vieux contient n'arrivèrent qu'au XIIe siècle.
A la base, le papier n'était qu'une composition de déchets de cordage, de soie et de filets de pêche. Vu la demande d'eau très pure, sa production se centra aux abords des fleuves.

   C'est aux alentours du XIVe siècle qu'une grande papeterie s'implanta à Fabriano en Italie. Vu les frais de restauration que cela implique, l'entreprise du papier eu du mal à s'étendre. La soif intarissable des savants, universitaires et professeurs accéléra la production de livres. Ils s'associèrent à des artisans afin d'accroître cette production.

   La réelle histoire de la typographie commença vers le milieu du XVe siècle lorsque Gutenberg, de retour de Strasbourg, se lança dans la réalisation de l'imprimerie en caractères mobiles.






Rubriques adjointes
  • Des hiéroglyphes au latin
  • Evolution des types par des exemples
  • Ligne du temps
  • Dans cette page
  • Johannes Genfleisch (Gutenberg)
  • Claude Garamont
  • Giambattista Bodoni
  • John Baskerville
  • Les Didot




  •    Johannes Gensfleisch (Gutenberg) est né a Mayence vers 1394. Il passa toute sa jeunesse en contact avec le personnel de la Monnaie archépiscopale. C'est une des raisons qui a permis l'éclosion de l'imprimerie. Une autre fut les connaissances de Gutenberg dans le domaine de la matrice et de la fonte du métal. Avant de consacrer les dernières années de sa vie a réaliser le systeme d'imprimerie à caractères mobiles, il était tailleur de pierres précieuses puis fabriquant de miroir.


       En 1448 il va s'attaquer à la réalisation de son invention et, afin de pouvoir en assurer les coûts, il va s' associer avec Johann Fust qui est un homme d'affaire de l' époque. Ce même Johann Fust va lui intenter un procès en 1455, ce qui privera Gutenberg d'une partie de son matériel.
    Peter Schroffer est la deuxième personne sans qui Gutenberg n'aurait sans doute pas réussi à mettre en place ce nouveau procédé. En effet, il était responsable de la gravure qui va permettre de fondre les caractères en alliage de plomb et d'étain.


       Une des principales oeuvres de Gutenberg est "la Bible à 42 lignes" aussi appelée Bible Mazarine car elle fut retrouvée dans la bibliothèque du ministre de Louis XIV. Elle date de 1455 et était en caractères "gothiques" car il fallait que le lecteur ne s'aperçût pas que le livre qu'il avait sous les yeux était autrement fait que dessiné à la main.



       On rend à Gutenberg le mérite de la découverte de la typographie mais cette invention à été préparée comme par exemple par une tentative de caractères en terre cuite dattant du XIe siècle en Chine.









    Claude Garamont (1499-1561) a créé pour l'imprimeur Robert 1er Estienne (illustration ci-jointe) ses premiers caractères, ce qui lui permit d'entrer dans l'histoire de la typographie vers 1530. C'est aussi vers ces années là qu'il semble avoir dessiné le Garamont d'après le caractère du livre De Aetna de l'imprimeur Vénétien Aldus Manutius.
    On peut affirmer aujourd'hui que le Garamont est un des caractères à empattements les plus recherchés.


    Garamont devient vite une grande source d'inspiration pour beaucoup d'autres graveurs. Il dessine aussi d'autres caractères romains et italiques qui sont encore admirés de nos jours.


    Claude Garamont vivait à l'époque de la Renaissance où la mode était de latiniser son nom, c'est aini qu'il se fit appeler Garamondus et que son nom peut se terminer soit par T, soit par D.









       Giambattista Bodoni (1740-1813) pouvait se douter qu'il allait finir dans la typographie, en effet, il est fils et petit-fils d'imprimeurs.


       Il vécu à la même époque que Baskerville et Didot mais il a malgré tout réussi à se faire remarquer de par son approche beaucoup plus artistique de la typographie. Il ne veut pas dissocier l'art de la réflexion, ce qui engendre la renommée de ses sorties de presse.
    Bodoni imprime ses premiers livres avec les caractères de Fournier mais il fût vite poussé par l'envie de créer ses propres fontes. Il réalisa en tout 143 types de caractères romains adoptés par de nombreuses imprimeries d'Europe.


    Bodoni serait considéré comme le premier "maquestiste" de l'histoire.









    John Baskerville (1706-1775) a une formation de calligraphe, ce qui entraîne ses caractères à l'oeil très fin. Un peu à la manière de Bodoni, il conjuge art, esprit et technique. Il va remettre à l'étude le mécanisme de la presse ainsi que la composition du papier. Pour le papier, il a eu l'idée de remplacer les vergeures par une toile mécanique très fine. Le résultat est direct, le papier a une meilleure aptitude à recevoir l'encre. Il fût aidé par le papetier James Whatman.
    Cette amélioration du papier passa de main en main pour finir à la Cambridge University Press suite à un don de la sociétée Deberny & Peignot.

    Visitez aussi l'étude du baskerville en flash.









       Les Didot sont une famille d'imprimeurs-libraires français. Les membres les plus célèbres sont: François Ambroise (1730-1804), créateur de caractères et d'une mesure typographique, Firmin (1761-1836), qui est représenté sur l'illustration ci-contre, est lui l'inventeur de la stéréotypie. C'est lui qui retravaillera le Didot afin de lui donner cette finesse des empattements par rapport aux contrastes des pleins de la lettre. Cette fonte est encore très prisée aujourd'hui, présente aussi bien dans la presse de qualité que dans des éditions de beaux livres.